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Transports publics urbains et tourisme

Je vous signale cette étude de Synovate commanditée par l'APTA (American Public Transport Association) qui indique que l'existence et la réputation d'un service de transport urbain est un critère de choix important pour les touristes.

Ainsi aux Etats Unis 65% des touristes envisageant de se rendre dans une ville pour les vacances d'été déclarent que l'existence de transports publics a joué un rôle dans le choix de leur destination et pour 24%, ce critère a été important. Ce chiffre (65%) est le plus élevé depuis la création de l'étude en 2007, et pour certaines destinations, il monte jusqu'à 74%.


Le communiqué est ici.

On peut penser que ces chiffres seraient au moins aussi important en Europe, connaissez vous une étude comparable ?

L'APTA édite par ailleurs le site http://www.publictransportation.org/ qui propose de outils de promotion des transports publics, comme un comparateur de prix, un calculateur d'émission de CO2, etc.... A visiter !

Un guide des enjeux du numérique pour les collectivités locales

Emile Hooge, Caroline Januel et Jean-Loup Molin co-signent une étude intitulée : quelle société voulons nous à l'ére du numérique. Elle est disponible sur Millenaire3, le site du centre de ressource prospectives du Grand Lyon.

En partant des interrogations du Grand Lyon, l'étude propose plusieurs clés et conseils pratiques aux décideurs publics qui souhaitent que leur territoire tire profit du développement du numérique.

Les principales mutations sociétales de l'ére du numérique sont introduites sous forme de questions :
  • Une formidable opportunité d’accès à l’information pour chacun ou un « trop-plein » difficile à gérer ?
  • Quelle place pour les nouveaux médias et la participation du public dans la société de la connaissance ?
  • Les technologies numériques hybrident monde réel et monde virtuel : quelles opportunités à saisir pour un territoire ?
  • Une nouvelle culture de production personnelle, de collaboration et de partage émerge grâce à internet : comment se redéfinissent les échanges et la valeur des choses ?
Ces quatre thèmes sont repris en annexe et illustrés par 5 pages d'exemples de pratiques et de services existant, connus pour certains et plus originaux pour d'autres. A voir même pour le lecteur pressé !

Trois enjeux essentiels sont isolés : l'enjeux des savoirs, celui des services urbains et celui de l'espace public. 

Pour chacun des orientations sont proposées et une posture d'avenir est mise en évidence. 

Pour les services urbains par exemple, les recommandations sont claires et concrètes :
  • Orientation 1 : améliorer l’efficacité des services que la ville produit,
  • Orientation 2 : adopter une démarche d’innovation ouverte pour coproduire les services de demain avec les acteurs et usagers de la ville,
  • Orientation 3 : inciter les habitants à se mobiliser pour développer eux-mêmes les services innovants dont la ville à besoin.
Le texte est clair et facile à lire. Il propose de très nombreuses références à des initiatives concrètes et équilibre les points de vue en rappelant aussi les risques liés à la difusion du numérique dans la vie publique.

Enfin, trois projets adaptés à la situation lyonnaise sont détaillés et de beaux montages photographiques les illustrent : 
  • Créer une agence culturelle pour éditorialiser l’espace public,
  • Créer une plateforme d’innovation ouverte pour inventer les nouveaux services que la ville doit offrir,
  • Ouvrir les données publiques locales pour permettre à chacun de les consulter et de les utiliser.
A la différence des trois auteurs, je ne connais pas suffisamment le Grand Lyon pour me prononcer sur la pertinence des deux premiers projets. Reste que l'ouverture des données publiques locales est un projet qui peut être mis en oeuvre rapidement sans moyens importants et dont les bénéfices sont, en général, tangibles à court termes. Il est, à mon sens d'application possible à un grand nombre de collectivités, notamment les plus importantes et est probablement un préalable utile aux deux autres.
Pour ceux qui voudraient prolonger le débat, Emile Hooge twitte ici.

Stress dans les transports

Le "stress dans les transports" est le mot clé de la fin de la semaine dernière. A l'origine, un manifeste du cabinet Technologia largement reprise dans la presse et les médias.

10 propositions sont formulées ; elles portent sur la création d'un observatoire du stress dans les "transports en commun", et sur une prise en compte plus systématique des modalités d'accès des salariés à leur lieux de travail. Curieusement, rien sur le stress des automobilistes...

En cette période de campagne électoral le thème du stress risque de trouver plus d'écho que celui de l'ouverture des données publiques. Pourtant, des données ouvertes ne peuvent que faciliter le développement d'études, de processus et d'outils permettant aux entreprises d'appréhender et d'accompagner les difficultés de mobilité de leurs salariés.

Je vous glisse, ci dessous, un extrait du 13heures sur le sujet avec, en fin d'extrait, une intervention de Bruno Marzloff (groupe Chronos) qui évoque les causes et les pistes de solution sur ce sujet.

A propos de solutions, le télétravail se développe lentement mais sûrement. Je suis récemment tombé sur cette information que je vous livre "telle que" : la société américaine Fuentek se parler d'elle, ses 40 salariés télé-travaillent tous, sans exception... Et vous ?

Innovation et mobilité : 3 textes passionnants

Je vous recommande trois ouvrages très différents mais intéressants dans leur domaine respectif.

La ville 2.0, plateforme d'innovation ouverte, de Daniel Kaplan et Thierry Marcou (Fing et villes2.0), donne en 100 pages, les clés de l'innovation urbaine. Avec de nombreux exemples, des schémas, c'est un "must" pour ceux que les questions  d'innovation collaborative, d'ouverture des données publiques et de mise en réseau des services urbains intéressent.

Participation des usagers/internautes à l’information déplacements, un rapport de Patrick Gendre (Cete) qui explore le rôle des voyageurs dans l'expression d'avis, le développement de services, et le recueil de données pour l'information dans les tansports publics. Une plongée intéressante dans le crowdsourcing appliqué aux transports.

Enfin, pour les anglophones, Mobility on demand présente les travaux du volet Mobility du programme Smart Cities du MIT. Le document, très aéré et illustré aborde aussi bien les nouveaux véhicules adaptés à la mobilité à la demande, que l'optimisation économique  des infrastructures et de l'exploitation.

Utilisez les mécanismes du jeu pour vos applications

Je suis occupé en ce moment, ce ne sont pas les sujets qui manquent puisque les initiatives en matière d'information et d'inovation dans le transport public se multiplient, mais le temps. 
En attendant de rattraper, peut être, ce retard, je vous passe une vidéo passionante (une heure quand même) sur l'intérêt des mécanismes du jeu pour améliorer vos applications et développer une "architecture social".
Après quelques définitions, Amy Jo Kim, CEO de Shufflebrain et conseil de sites comme Yahoo ou eBay présente rapidement les caractéristiques de base du jeu :
  • la notion de collection : les joueurs/utilisateurs doivent pouvoir collecter des objets, des cartes par exemple dans le monde réel, ou des "amis" sur les sites sociaux, des "pouvoirs" sur les jeux de rôle, ce mécanisme de quête est un puissant facteur de fidélisation,
  • la notion de "point" que les joueurs/utilisateurs doivent pouvoir accumuler. Ces points peuvent être attribués par l'application de façon déterministe (game points) et permettre d'évaluer les "collections", ou alloués par les autres joueurs (social points). Ils permettent de classer les joueurs et de distinguer les meilleurs.
  • le feedback, c'est à dire un signal émis par l'application ou par les autres joueurs et qui va solliciter le joueur. Il s'agit par exemple de commentaires, de "poke", de notations...
  • Les mécanisme de feedback suscitent souvent des réponses : échanges de commentaires, de liens... et des mécanismes d'échange plus complexes : cadeaux virtuels... peuvent être mis en place pour augmenter l'engagement des joueurs. 
Elle pointe ensuite quelques tendances des sites communautaires :
  • l'accessibilité : les services doivent être faciles à utiliser et à découvrir,
  • le possibilité d'être "recombiné" : les sites doivent, au minimum pouvoir être largement personnalisés, au mieux proposer des API ouvertes et permettre des mashups,
  • Ils doivent permettre la syndication sur d'autres sites.
Tout cela a l'air simple, mais dans la compétition pour l'audience et l'engagement des utilisateurs, quels mécanismes, parmi ceux évoqués par Amy Jo Kim utilisez vous sur vos sites et vos applications informatiques ? 
La video me rappelle aussi cet article sur Luis Von Ahn et l'utilisation de jeux pour faire produire les internautes.
Amy Jo Kim twitte ici et blogue là.

Feltron report : un an de chiffre et de déplacements...

Nicholas Feltron sait compter... Peut être trop ? 
Il publie la quatrième édition du Feltron report que vous pouvez acheter ici. 
Il vous propose un an de chiffre et de statistique sur lui. Une rubrique est consacrée à ses déplacements. 

Il parcourt 18 miles par jour en moyenne, dont 7 qui sont des miles virtuels sur console de jeux (video game mileage !), et 3,13 miles à pied.



On apprend ainsi qu'il paie en moyenne $0,05 du mile parcouru en avion contre $0,15 en voiture,  $0,93 en métro, et $5,26 à son club de gym...

A ce prix là, je pense que la voiture qu'utilise M. Feltron ne lui appartient pas et qu'il a dû payer quelques amendes dans le métro.

Le Feltron report est une édition limitée à 3000 exemplaires. A $5 pièce, Nicholas Feltron sait compter !

Si ces chiffres qui témoignent d'une mobilité américaine vous laissent froid, allez faire un tour sur le site du Pavillon de l'Arsenal qui lance echangesmetropolitains et un débat sur les transports du grand Paris. Vous y trouverez des vidéos de gens brillants !

Ecocomparateur : la Prius meilleure que le bus ?

Transalt.org, une ONG new-yorkaise qui promeut le vélo et le transport public la marche pour les déplacements vient de publier une étude sur la production de CO2 des différents modes de transport à New York.
Les résultats sont synthétisés dans le schéma ci-dessous (que vous pouvez agrandir en cliquant).
Surprise, surprise, la Toyota Prius produit plus de CO2 que le métro, mais moins que le bus. L'étude revient sur ce résultat étonnant en indiquant deux raisons :
  1. le nombre de passagers par bus (16,3 personnes) est faible,
  2. les embouteillages réduisent la vitesse commerciale qui est de l'ordre de 10Km/h et augmentent le CO2/Km.
toyota prius versus bus et metroJe n'ai aucune idée de la validité de ces chiffres, mais je pense que la tendance est là et que l'écomparateur n'est pas nécessairement ni durablement l'allié du bus. Certains lecteurs auront certainement des idées beaucoup plus précises sur la question, qu'ils n'hésitent pas à s'exprimé dans les commentaires...
Pour plus de détails je vous renvoie à l'étude Rolling Carbon dont le sous titre peut se traduire par "Les émissions de gaz à effet de serre résultant du trafic pendulaire à New York " et à l'écocomparateur en ligne de Transalt.
bannière Transalt
Et maintenant, pourquoi ne pas vous abonner à Transid ?

Le CETE étudie le marketing et la mobilité

Le CETE vient de réaliser une étude intitulée "Le marketing comme outil de la gestion de la mobilité" pour le CERTU. Patrick Gendre, auteur de nombreuses autres études sur l'information des voyageurs notamment, constate :
  • l'explosion des données issues des outils de gestion de la relation client informatisée (GRC) et des dispositifs de recueil de traces : géolocalisation, billettique...
  • l'importance de la prise de parole des usagers qui s’expriment volontiers sur l’offre de déplacements notamment sur les blogs (voir par exemple le moteur de recherche).
Il propose quatre points clés à l'attention des autorités "organisatrices des déplacements" :
  1. l'utilisation par les autorités des données marketing collectées, en général, par les exploitants, nécessite une contractualisation adaptée,
  2. elle nécessite aussi des méthodes et des outils ad hoc,
  3. ces traces "numériques"  doivent être rapprochées des données traditionnelles issues des enquêtes classiques,
  4. les actions de communication et de promotion doivent prendre en compte les nouveaux canaux (blogs, web, mobile...).
Le rapport recommande d'approfondir l'étude des pratiques du marketing de la mobilité via un questionnaire et de réunir les autorités organisatrices impliquées. A suivre donc.
Enfin, l'étude recense de nombreuses sources et projets et cite Transid !

Pour ma part, j'ai deux remarques :
  • L'accès aux données, aux outils et aux méthodes est un point clé. Au delà des autorités organisatrices et des différents exploitants de transport, d'autres opérateurs économiques sont capables d'exploiter utilement ces données. Le rôle de l'autorité est, sans surprise, d'organiser ces "interconnexions" plus que de s'impliquer seule dans la collecte et l'interprétation des données. 
  • Il est important de revenir aux finalités du "l'organisation de la mobilité" : faciliter les déplacements pour répondre aux aspirations des citoyens. Loin des fréquentes considérations techniques, cette ouverture vers le marketing et vers l'analyse des besoins est très pertinente. 
Et une suggestion :
  • Un petit guide du e-marketing à l'usage des autorités organisatrices proposant quelques préconisations simples : mise en place d'un site, suivi des statistiques, stratégie de référencement, veille... permettrai une sensibilisation par la pratique et rendrai le concept concret.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'organisation du ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable, le CETE c'est le Centre d’Études Techniques de l’Équipement et le Certu le centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques. L'étude est disponible ici.

Clique, cascade, réseau virtuel et réseau réel....

Les réseaux qu'ils soient virtuels ou réels, les réseaux jouent un rôle important dans nos vies.
L'étude des graphes permet, par exemple, de trouver des itinéraires pour se déplacer dans le monde réel ou de comprendre comment se diffusent les informations sur le web.
Le développement des réseaux virtuels : blogs ou messagerie instantanée, constitue un formidable terrain d'étude, de mesures et d'expérimentations.
Jure LESKOVEC a travaillé sur ces questions, il a notamment étudié :
  • un mois d'échanges IM Messenger dans le monde entier, la publication est des résultats est là,
  • des mécanismes de fraude su eBay, où un petit groupe de complice, une "clique", augmente frauduleusement leurs recommandations avant de s'attaquer à leur victime,
  • les mécanismes de diffusion d'information "en cascade" sur les blogs.
Outre les conclusions intéressantes qu'il présente dans la vidéo ci-dessous, il a pu appliquer, avec un certains succès, les enseignements issus des réseaux virtuels à des réseaux réels. Il s'agit notamment de propagation d'épidémie, ou d'optimisation des réseaux d'eau. Rien sur les réseaux de transports pour l'instant, mais on peut imaginer que l'étude des cascades puisse aussi s'appliquer aux mécanismes de gestion des perturbations. CiTysense by Sense Networks
La société Sense Networks explore, elle aussi, les connexions entre réseaux physiques et virtuels en proposant Citysense : un service permettant de visualiser les points chauds de la ville et les endroits où il y a plus ou moins de monde que d'habitude. Les données proviendraient de l'exploitation des traces GSM laissées par tous les porteurs de téléphones ! De là à prévoir le trafic avec une précision inédite il n'y a, peut être, qu'un pas...

Huit stratégies pour développer les transports publics

Comment encourager l'usage du transport public ? Un rapport américain suggère huit stratégies que je vous propose à mon tour :
  1. Cibler le marketing sur les événements qui changent les habitudes individuelles : changement de domicile, d'école et de situation... L'exemple typique est le guide d'accueil proposant des informations personnalisées sur l'offre de transport.
  2. Chercher à valoriser le statut du transport public en insistant sur le caractère socialement responsable des voyageurs... Voir, à ce propose la vidéo chic de Kéolis ici et la minable pub de State Farm.
  3. Communiquer sur la simplicité d'usage du transport public ce qui passe par l'accessibilité des informations horaires, itinéraires et plans notamment.
  4. Mettre en œuvre des services complémentaires au transport : information temps réel et billettique, mais aussi voiture partagée, transports à la demande, et démontrer que l'attrait du transport public est renforcé grâce à ce maillage des moyens.
  5. Viser, en priorité, les segments les plus enclins à changer leurs habitudes, comme les groupes ayant une sensibilité forte au développement durable, puis adapter les messages aux besoins de ces catégories.
  6. Développer des pôles urbains ("compact neighborhoods") abordables et bien desservis,
  7. Assurer le développement d'une offre minimale de boutiques et de restaurants accessibles à pied dans ces "pôles compacts",
  8. Encourager les entreprises et les pouvoirs publics à mettre en place des incitations à l'usage du transport public.
Ce n'est sans doute pas révolutionnaire mais chaque idée est développée et défendue. On y trouve des segmentations marketing des voyageurs en fonction de leur prédisposition à l'usage du transport public et de leur sensibilité au développement durable, plus convaincantes que les segmentations habitués/occasionnels...
Le rapport s'intitule Understanding How Individuals Make Travel and Location Decisions: Implications for Public Transportation vous pouvez le télécharger ici.

Trucs en vrac...

Plusieurs liens à vous signaler en vrac, en attendant un article plus structuré sur l'information en situation perturbée...
  • Un site français pour rechercher une solution à vos problèmes de stationnement (oumegarer.com) et un widget américain indiquant les disponibilités de parcs de stationnement de Santa Monica...
  • Une tentative d'utilisation de Twitter pour l'information sur les perturbations signalée pat Loic Hay qui twitte là. Espérons que cela marchera mieux que mon expérience !
  • Une présentation britannique (pdf) sur les évolutions économiques en matière de mobilité... Elle est courte mais elle lie : l'augmentation des coûts de la mobilité, l'apport des nouvelles technologies notamment dans le domaine de l'information, l'apparition de nouvelles formes de partenariat entre le public et le privé. Bref, elle est d'actualité !
  • Une belle photo et un bon article sur le métro de Lille et les transports publics Ch'tis...
Et pour finir, une petite réflexion personnelle à deux sous, avez vous remarqué que le développement des achats sur Internet "externalise" les coûts de livraison ? En cherchant le PC ou l'écran plat le moins cher, on finit par comparer les frais de livraison sur EBay et ceux MisterGoodDeal, et ce que cela nous couterait d'aller le chercher nous même au supermarché du coin... Bref, une petite contribution du e-Business à la lutte contre le réchauffement. C'est plutôt bien venu quand on apprend, par ailleurs, que votre double virtuel sur second life consomme autant d'énergie qu'un brésilien en moyenne.

Cartes, statistiques, vélos et vidéos...

Cette vidéo sur l'utilisation des vélos "Bicing" à Barcelone, illustre l'apport de la cartographie pour interpréter les statistiques...

Elle m'est signalée par Philippe, qui l'a aussi envoyée à Mat qui compile des statistiques sur le Vélib'.
Mat se dit qu'il va essayer de faire la même chose sur Paris.
Pendant ce temps, je me dis qu'il ne serait probablement intéressant de visualiser de la même façon les statistiques d'utilisation des points d'arrêts du transports publics. C'est d'ailleurs le sujet de cet article du Dr Hudson Smith qui indiquait comment représenter simplement des données 3D dans Google Earth...
Par la magie du web, des inconnus échangent leurs idées et un réseau se crée en quelques clics !

Accessibilité des sites internet : demandez les guides

Nielsen Norman Group propose gratuitement un rapport intitulé "beyond ALT Texte : Making the Web easy to Use for Users with Disabilities". Les études quantitatives figurant dans ce rapport datent de 2001, en revanche, les nombreux exemples sont récents. On peut, notamment, y lire une analyse critique du site des transports urbains de Chicago (à partir de la page 59 du rapport), c'est éclairant et très concret.

Urba2000 propose aussi un bon "guide pratique de l'accessibilité numérique des services de communication publique en ligne". Il apporte, à la fois une analyse générale du contexte règlementaire et technique de l'accessibilité des sites Internet et un exemple pratique de mise en œuvre des recommandations dans le cadre d'un site particulier.

Les deux rapports montrent à quel point l'accessibilité relève d'une approche globale dans la conception du site et dans la compréhension de ses objectifs principaux. Un message clé qui passe souvent au second plan lorsqu'on cherche un impact visuel maximum et une différentiation par le look...

Le rapport Nielsen Norman Group est ici, celui d'Urba2000 ici.

Pour ceux qui n'ont jamais vu de démonstration de systèmes de "lecteur d'écran" Jaws, une vidéo courte est disponible sur Youtube, et pour ceux qui veulent suivre l'actualité de l'accessibilité numérique, Planète Accessibilité propose une sélection d'articles en français sur le sujet.

Si vous êtes à la recherche d'information liées à l'accessibilité dans les transports, voyez un rapport récent d'Ergonomos pour le Certu : "Etude sur l'accessibilité de l'information aux usagers déficients sensoriels dans les transports collectifs urbains" qui traite de l'information in situ bien au delà des sites Internet. Il est là (trois parties).

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Groupe Chronos : les mots de la mobilité

Sabri Mezghiche a publié la transcription de notre entretien sur le site du groupe Chronos. C'est l'occasion de le remercier pour cet échange stimulant et de signaler le blog Trajectoires Fluides où il aborde régulièrement des sujets qui me passionnent.
Dirigé par Bruno Marzloff, le Groupe Chronos est un cabinet d'études sociologiques et de conseil en innovation travaillant sur des problématiques de mobilité et de déplacement. Il intervient notamment pour JC Decaux, la RATP et la SNCF...
Le CityBreak, le cinquième écran ou la ville 2.0 sont autant de phénomènes identifiés, et décryptés par le Groupe Chronos parfois en partenariat avec la FING.
L'entretien est à lire ici et là.

Keolis, mutations de la société française et information des voyageurs

Si vous vous intéressez au transport public, vous devez lire l'excellent compte rendu de l'enquête "Mutations de la société francaise : pour mieux comprendre la mobilité d'aujourd'hui".

Elle est commanditée par Keolis et réalisée par TNS Sofres.

La présentation est téléchargeable ici, mais un petit tour sur le site de Keolis vous permettra , en prime, de découvrir quelques vidéos et statistiques intéressantes (72% des voyageurs ont déjà ri dans les transports...).

Plusieurs mutations sont évoquées relatives, par exemple, au vieillissement de la population, au rapport au temps, à l'évolution des territoires.

L'étude s'intéresse, aussi, à la fracture numérique et à l'accessibilité de l'information voyageur pour :
  • ceux pour qui l'écrit pose problème, qui privilégie le contact et l'information sonore,
  • les moins "aptes à la modernité" qui refuse ou ont des difficultés avec les nouveaux médias,
  • ceux, et ils sont plus nombreux, qui ont simplement du mal à comprendre les plans et les horaires.
Pour tous ceux là, Keolis fait des préconisations pertinentes et qui méritent d'être réellement mises en application. Celles que je préfère sont :
  • la simplification de l'offre,
  • la lisibilité des plans et leur articulation avec la signalétique,
  • la systèmatisation des annonces sonores et la réflexion sur les noms des arrêts...
Un regret : peu de chose sur la multimodalité. La cohérence de l'offre de transport et de la signalétique au delà du périmètre d'un réseau est pourtant un élément central pour l'accesibilité du système global de transport public...

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Un répertoire national des points d'arrêt ?

La modélisation des points d'arrêt, de la grande gare au simple poteau, devient une préoccupation pour les autorités organisatrices et les exploitants de transport public.
Un modéle unifié permet :
  • aux exploitants de mieux gérer les services multimodaux et les correspondances,
  • aux clients de repérer les correspondances à l'avance, de s'orienter au sein des pôles d'échanges et d'emprunter des itinéraires adaptés à leurs besoins,
  • aux gestionnaires de maintenir plus efficacement les équipements : mobilier, distributeurs, escalators...
L'idéal est d'adopter un langage et un système commun pour ces différents besoins.
C'est possible puisque les anglais et les allemands l'ont fait. Le CEN/TC278/WG3 étudie un projet de norme européenne dite Ifopt.
Au plan national, le Certu publie, sous le titre poétique "d'étude pour la mise en oeuvre d'un système de localisation des objets fixes dans les transports publics" un rapport réalisé par Kasia Bourée et Bruno Bert. Il donne beaucoup d'informations intéressantes, mais surtout, il explore l'intérêt et les modalités de mise en oeuvre d'un annuaire national des points d'arrêt... A suivre donc !
En attendant, allez donc essayez searchmash un moteur de recherche qui vous trouve des liens, mais aussi des photos, des vidéos et des définitions dans wikipédia. Pour la gare de Lyon, on trouve ça... C'est assez complet et cela donne une idée, mais cela ne suffit pas pour se repérer !

Covoiturage : risques d'embouteillage ?


confusing the enemy
Originally uploaded by spidrwegian.
Si vous cherchez a partager un trajet, vous aurez peut être plus de mal à choisir le site de covoiturage que votre passager ou conducteur !
J'ai recensé une vingtaine de sites de covoiturage : ici, dont la plus grande partie est en France : là.
Il y a ceux qui sont bien classés dans google.
Il y a ceux qui sont bookmarqués : 25 utilisateurs de del.icio.us ont pris soin de bookmarquer 123envoiture, devant covoiturage.com, bookmarqué 21 fois...
Il y a ceux qui travaillent avec les services départementaux : en Charente, Côtes d'Armor, Finistère, Isère...
Au moins deux sociétés visent clairement ce marché : Green Cove et Easy Covoiturage.
Il y a ceux qui sont payants, ceux qui sont gratuits. Il y en a même un qui est gratuit sur la première page et payant sur la page information !
Il y a les rubriques "covoiturage" des sites d'annonces généralistes : vivastreet qui propose un flux rss adapté à votre région et le routard.
Il y a ceux qui sont franchement ringards (vous les trouverez tout seul) et ceux qui sont plus modernes. Certains proposent un "web service" (6€ par mois) ou un kit d'affiliation que je m'empresse de vous présenter ci dessous...
J'en ai certainement oublié, dites le moi !

Visualiser des données en 3D


Digital Urban nous propose cette vidéo qui illustre l'intérêt de visualiser des données géographiques en trois dimensions. Pour le moment il ne s'agit que d'une démo, ils travaillent sur un logiciel gratuit Google Map Creator qui, comme son nom l'indique, permet de personnaliser Google Maps en 2D. Les fonctions permettant la visualisation de données 3D dans Google Earth sont à l'étude.
Ils travaillent aussi sur un outil de visualisation de "panorama". Cette technique représente sur un écran 2D la vue panoramique d'un lieu à partir d'un point fixe. Cela permet, par exemple, de visualiser les pôles d'échanges complexes sur Internet, sans disposer d'un modélisation 3D complète. Accessoirement, cela permet aussi de réaliser des vidéos magnifiques.

Predim : pas assez d’économistes ?

Déçu par l'absence de réflexion en matière d’évaluation du coût économique des perturbations lors de la journée Predim.

C’est bien dommage, sans étude économique, impossible de mobiliser le bon niveau de financement pour des projets significatifs.

Julien Coquio doctorant à l’université de Tour, aborde ce sujet dans le cadre de sa thèse. Il travaille sur l’impact de l’information sur le temps perdu par les voyageurs lors des situations perturbées. Il étudie la meilleure façon d’informer les voyageurs pour les orienter vers les modes de substitution les plus adaptés lorsqu’ils existent. Son travail doit permettre de comparer les temps perdus lors d’une même perturbation avec et sans information adaptée pour les voyageurs.

Malheureusement, il ne va pas jusqu’à valoriser ces temps.

Combien coute un train en retard ?

C'est, en quelque sorte, la question abordée dans un article de TEC : Transport, Environnement, Circulation de septembre 2006 intitulé Valorisation de la régularité des radiales ferrées en Ile de France, cossigné par Laurence DEBRINCAT et Jonathan GOLDBERG du STIF, Hughes DUCHATEAU de STRATEC, Eric KROES et Marco KOUWENHOVEN de RAND Europe.

Une enquête sur les temps d'arrivée en gare et une étude sur trois groupes de dix voyageurs éclairent en terme quantitatifs et qualitatifs l'impact des retards sur les voyageurs.
On y apprends par exemple, que le coût perçu du retard sur le chemin domicile travail est moins élevé que celui du même retard au retour...

Un point qui mérite l'attention : une bonne information réduit dans des proportions importantes le coût perçu des retards.

Ces différents facteurs sont mis en équation et valorisés.

Conclusion : l'augmentation de la régularité est un facteur non négligeable dans la valorisation des projets d'infrastructure par rapport à d'autre facteurs comme la durée du voyage, ou l'inconfort lié à l'afluence. L'article se termine par l'annonce de la parution prochaine d'un guide méthodologique pour l'évaluation socio économique des projets en Ile de France, on en reparlera.