Affichage des articles dont le libellé est 2.0 mode d'emploi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2.0 mode d'emploi. Afficher tous les articles

Un guide des enjeux du numérique pour les collectivités locales

Emile Hooge, Caroline Januel et Jean-Loup Molin co-signent une étude intitulée : quelle société voulons nous à l'ére du numérique. Elle est disponible sur Millenaire3, le site du centre de ressource prospectives du Grand Lyon.

En partant des interrogations du Grand Lyon, l'étude propose plusieurs clés et conseils pratiques aux décideurs publics qui souhaitent que leur territoire tire profit du développement du numérique.

Les principales mutations sociétales de l'ére du numérique sont introduites sous forme de questions :
  • Une formidable opportunité d’accès à l’information pour chacun ou un « trop-plein » difficile à gérer ?
  • Quelle place pour les nouveaux médias et la participation du public dans la société de la connaissance ?
  • Les technologies numériques hybrident monde réel et monde virtuel : quelles opportunités à saisir pour un territoire ?
  • Une nouvelle culture de production personnelle, de collaboration et de partage émerge grâce à internet : comment se redéfinissent les échanges et la valeur des choses ?
Ces quatre thèmes sont repris en annexe et illustrés par 5 pages d'exemples de pratiques et de services existant, connus pour certains et plus originaux pour d'autres. A voir même pour le lecteur pressé !

Trois enjeux essentiels sont isolés : l'enjeux des savoirs, celui des services urbains et celui de l'espace public. 

Pour chacun des orientations sont proposées et une posture d'avenir est mise en évidence. 

Pour les services urbains par exemple, les recommandations sont claires et concrètes :
  • Orientation 1 : améliorer l’efficacité des services que la ville produit,
  • Orientation 2 : adopter une démarche d’innovation ouverte pour coproduire les services de demain avec les acteurs et usagers de la ville,
  • Orientation 3 : inciter les habitants à se mobiliser pour développer eux-mêmes les services innovants dont la ville à besoin.
Le texte est clair et facile à lire. Il propose de très nombreuses références à des initiatives concrètes et équilibre les points de vue en rappelant aussi les risques liés à la difusion du numérique dans la vie publique.

Enfin, trois projets adaptés à la situation lyonnaise sont détaillés et de beaux montages photographiques les illustrent : 
  • Créer une agence culturelle pour éditorialiser l’espace public,
  • Créer une plateforme d’innovation ouverte pour inventer les nouveaux services que la ville doit offrir,
  • Ouvrir les données publiques locales pour permettre à chacun de les consulter et de les utiliser.
A la différence des trois auteurs, je ne connais pas suffisamment le Grand Lyon pour me prononcer sur la pertinence des deux premiers projets. Reste que l'ouverture des données publiques locales est un projet qui peut être mis en oeuvre rapidement sans moyens importants et dont les bénéfices sont, en général, tangibles à court termes. Il est, à mon sens d'application possible à un grand nombre de collectivités, notamment les plus importantes et est probablement un préalable utile aux deux autres.
Pour ceux qui voudraient prolonger le débat, Emile Hooge twitte ici.

Savez vous ce qu’est le cloud computing ?

Le Cloud Computing, est la tendance technologique clés pour 2010 d’après Gartner. J’ai créé Canal TP, (en 2001 !), sur l’idée que la fourniture de « services hébergés » répondait aux besoins du transport public en général et de l’information voyageurs en particulier…. C’est l’occasion de faire un petit point sur ces concepts !

(crédit Gartner)

L’idée générale est de s’appuyer sur internet (cloud) pour s’affranchir de l’infrastructure de calcul : serveurs et autres bases de données nécessaires au traitement de l’information (computing).

Chacun accède au « cloud computing » en consultant une carte et des photos aériennes sur des services comme Mappy ou Google Maps. Nul besoin, pour l’utilisateur, de se préoccuper des serveurs nécessaires pour stocker et offrir à des millions d’internaute les énormes quantités de données utiles à la production de toutes ces cartes. Ces serveurs sont « dans le nuage ».

De la même façon les utilisateurs de mail type : hotmail, gmail, laposte… stockent leurs messages « dans le nuage » et non sur leur disque dur de leur PC. Les avantages sont bien compris par les Internautes en général et les voyageurs en particulier : les services sont accessibles à partir de n'importe quel PC (ou mobile) connecté, ils sont fiables, ergonomiques, peu couteux...

Ces avantages sont, aujourd'hui, de plus en plus à porté des entreprises et de leur salariés. Salesforce.com propose par exemple un ensemble d’applications de gestion accessible via Internet pour les entreprises, petites ou grosses qui ne souhaitent disposer d’un service sans s’encombrer de l’infrastructure technique, ni des logiciels correspondants ni des compétences nécessaires pour les gérer. On parle alors de SaaS pour Software as a Service.

Les développeurs de logiciels spécifiques se concentrent, naturellement, sur les fonctionnalités, l’ergonomie et les performances de leur application. Lorsque le succès est au rendez vous, des adaptations quantitatives des infrastructures pour servir un nombre d’utilisateurs fluctuant, peuvent être problématiques.
Souvenez-vous par exemple des débuts catastrophiques du « géoportail » et comparez avec l'histoire de BuddyPoke, une société de deux personnes qui sert prés de 20 millions d'utilisateurs... Des dispositifs comme ECC (Elastic Cloud Computing) proposé par Amazon, Azur proposé par Microsoft ou Google App Engine proposent un accès à des infrastructures adaptables (ou scalables en franglais). On parle alors IaaS : Infrastructure as a Service ou de PaaS  : Plateforms as a Service.

SaaS, IaaS et PaaS permettent un partage flexible des services d’information entre partenaires. Fournisseurs, distributeurs, co-traitants peuvent intégrer leur processus et partager les données avec des outils communs. Chacun assume néanmoins ses coûts et contrôle ses données.

Pour le Transport Public et l’Information des voyageurs :

  • La gestion des pics d’audience nécessite une grande capacité d’adaptation des infrastructures, qui n’est pas toujours à la portée de structures décentralisées aux moyens parfois modestes.
  • L’intermodalité et l'information multimodale nécessitent une coopération entre autorités organisatrices puis entre exploitants. Dans le respect des prérogatives de chacun, l'utilisation d’outils commonalisables accessibles sur Internet, facilite naturellement cette coopération.
  • Enfin, la réduction de l’empreinte carbone des infrastructures informatiques liée à leur mutualisation, chacun ne consommant que ce dont il a besoin, au moment où il en a besoin, est conforme aux objectifs du transport public. Certains parlent de « green IT ».

Le Cloud Computing et ses déclinaisons : IaaS, PaaS, SaaS proposent des solutions très attractives pour le traitement de l'information transport public. Il serait naïf de ne considérer que les apports de ces techniques sans dire un mot des contraintes, notamment en matière de confidentialité et de disponibilité. Si cela vous intéresse j’y consacrerai un article ad hoc.

Plutôt mail ? rss ? twitter ? attendez Wave !

Hé ! plus de 600 abonnés sur TransID, ça se fête ? Ce qui est intéressant c'est de constater que les modes de consommation de l'information évoluent en permanence.
Ainsi vous êtes un peu moins de cent à recevoir les articles par mail (feedburner email), et un peu plus à utiliser un lecteur de flux rss type : Google Reader, newsgator ou Firefox.
Apparemment plus de 300 d'entre vous utilisent Netvibes, mais je crois que cette donnée est moins fiable.



Les plus "branchés" d'entre vous utilisent Friendfeed, Twitter, ou Facebook. Dans quelques temps peut être utiliserons nous "Wave".
Wave est un projet de Google visant, entre autre, à réunir, sur une même plateforme, des protocoles permettant des communications privées et publiques, synchrones et asynchrones, d'humain à humain, ou de machine à machine !
Une sorte de meilleurs de monde entre le mail, le chat, les blogs, twitter....
On en reparlera bien sûr, mais si vous ne voulez pas attendre voila une petite vidéo en anglais résumé d'une vidéo bien plus longue.


Cet article vous a plu ? recevez les suivants par mail :

Layar et Twicsy : navigateurs pour le "Long Here" et le "Big Now"

Layar est une application "Android" qui permet de superposer des couches d'informations complémentaires à la réalité telle qu'on peut la voir à travers l'objectif d'un téléphone portable. Ils viennent de produire une vidéo plus explicite que toutes les explications que je peux donner.


C'est spectaculaire et ce n'est que le début. Google Maps vient, justement de compléter le menu contextuel de ses cartes avec une fonction "Que trouve-t-on à cet endroit ?" C'est le même service "sur une carte" en attendant de le voir apparaitre dans "Street View" un jour peut être.

Cela illustre le concept de "long here" : somme des informations attachées à un lieu et documentant son passé, son présent et parfois son futur prévisible : horaires d'ouverture, prévision de trafic...

Le "long here" est jumeau du "big now" qui englobe toutes les informations produites à un même instant partout dans le monde. Twicsy permet, par exemple, de naviguer dans le big now en recherchant les photos publiées et discutées en temps réel sur Twitter. On y voit, en ce moment, les terribles images des événements d'Iran, qui côtoient les sujets futiles et les photos peoples.

Big Now, Long Here, Layar et Twicsy : les nouveaux visages du réel et les outils qui permettent d'y naviguer.
En matière de transport public, puisque ce blog y est dédié, les applications semblent naturelles et utiles. Le "Long Here" c'est l'information "théorique" et le monde de la planification ; le "Big Now" l'information sur les perturbations et le monde de l'exploitation. Reste à penser et mettre en place les services.

Grandes gares d'Europe... et web sémantique !

A la question : Quelles sont les plus grandes gares d'Europe ? aucun de nos moteurs de recherche préférés ne répond correctement...
Ma question semblait pourtant simple, non ?
Elle illustre les progrès qui restent à faire en matière de recherche sur Internet. Le développement du "web sémantique" doit permettre, à terme, d'apporter une réponse automatique et juste à cette question. Tous les grands de l'Internet s'y essaient.

Une tentative intéressante est "Square" de Google avec lequel j'ai rapidement bâti cette liste de vingt gares importantes en Europe.
Roma Termini, Amsterdam Central Station, Paris Gare Saint Lazare, Paris Gare du Nord, Paris Gare de Lyon, Brussels Midi, London Waterloo, London Victoria, Lille Europe, Manchester Piccadilly, Glasgow Central, Interlaken Ost, Berlin Hauptbahnhof, London St Pancras, Zurich Hauptbahnhof, Leipzig Hauptbahnhof, Barcelona Sants, Torino Porta Nuova, Madrid Atocha, Antwerp Centraal....

C'est loin d'être parfait, cela n'est ni exhaustif, ni même exact, mais cela illustre bien les manques des techniques de recherche actuelles et la difficulté de la tâche !

Au fait, si vous avez cette liste, je suis preneur !

Cet article vous a plu ? recevez les suivants par mail :

nomdedomaine.com, .fr ou .info : le cas de ratp.com

En revenant sur le classement des 20 plus grands sites de transport, j'ai réalisé que j'avais oublié ratp.info (erreur corrigée depuis).

Du coup j'ai regardé et, surprise : les performances de ratp.info sont à peu prés les mêmes que celles de ratp.fr. Au total, il faut peut être additionner les volumes indiqués par Google Trends for Websites pour ratp.fr et ratp.info pour avoir une idée de l'audience globale de la RATP. Celle de ratp.com est plus faible (mais tout de même équivallente à celles d'un site comme star.fr à Rennes).

En creusant un peu on s'apercoit qu'effectivement, toutes les rubriques d'information voyageur de ratp.fr pointent vers des services hébergées sur ratp.info. Les versions "étrangères" du site sont aussi sur ratp.info. Mécaniquement, une visite sur ratp.fr a toutes les chances de générer une visite sur ratp.info...

Il y a certainement de bonnes raisons pour cela, mais elles m'échappent.
En général, il est préférable de "capitaliser" sur un seul nom de domaine et de rabattre toutes les extensions type .com, .net, .info, .org et les extensions nationnales... vers un nombre réduit de nom de domaines, si possible faciles à mémoriser et logiques pour les internautes.
Il est aussi conseillé de ne pas laisser de requêtes comme http://ratp.com ou http://ratp.org (c'est à dire : http://nomdedomaine.com sans le www) sans réponse... C'est, actuellement le cas pour ratp.com.

http://ratp.com
Mieux vaut les renvoyer vers http://www.ratp.com ou directement vers ratp.fr si c'est celui qui est choisi pour capitaliser la marque...

Ce genre de sous-optimisation est très courant sur les sites des exploitants de transport public... Si vous lisez cet article, n'hésitez pas à vérifier votre site !

Innovation et mobilité : 3 textes passionnants

Je vous recommande trois ouvrages très différents mais intéressants dans leur domaine respectif.

La ville 2.0, plateforme d'innovation ouverte, de Daniel Kaplan et Thierry Marcou (Fing et villes2.0), donne en 100 pages, les clés de l'innovation urbaine. Avec de nombreux exemples, des schémas, c'est un "must" pour ceux que les questions  d'innovation collaborative, d'ouverture des données publiques et de mise en réseau des services urbains intéressent.

Participation des usagers/internautes à l’information déplacements, un rapport de Patrick Gendre (Cete) qui explore le rôle des voyageurs dans l'expression d'avis, le développement de services, et le recueil de données pour l'information dans les tansports publics. Une plongée intéressante dans le crowdsourcing appliqué aux transports.

Enfin, pour les anglophones, Mobility on demand présente les travaux du volet Mobility du programme Smart Cities du MIT. Le document, très aéré et illustré aborde aussi bien les nouveaux véhicules adaptés à la mobilité à la demande, que l'optimisation économique  des infrastructures et de l'exploitation.

Le transporteur, l'élu... et le hacker !

Voici une petite fable. Elle se joue, aujourd'hui, aux antipodes... mais il est possible qu'elle s'exporte rapidement !

Nick Maher, c'est le Hacker, a réalisé deux applications sur iPhone : TrainView et TripView. Elles permettent, notamment, d'accéder, via son iPhone au tableau "départ arrivée" des trains de RailCorp. Pour se faire, il capture l'information sur le site de RailCorp sans accord.

RailCorp, c'est l'exploitant, a aussitôt porté plainte arguant que les informations lui appartiennent... que le système d'un amateur n'est pas fiable et qu'il est susceptible de donner des informations erronées... Bref, cette application ne correspond pas la "baseline" de RailCorp qui est : sûr, propre et fiable !

Jusqu'ici la fable est classique, elle s'est déjà jouée à Berlin par exemple... 

Nathan Rees, c'est l'homme politique, utilise des moyens de communications modernes, c'est même un utilisateur de twitter. Il a justement "twitté" un avis sur la dispute entre RailCorp et Nick Maher. Cet avis, venant du premier ministre de l'état, et relayé par le ministre des transports a valeur d'injonction...

RailCorp "négocie" un contrat de licence avec le développeur en faisant face à une pression politique et médiatique importante. Il est probable que cette licence ne sera pas limitée à Mick Maher et qu'elle devra être ouverte à d'autres. 
Il est probable que cette licence engage RailCorp sur un niveau minimal de fiabilité du service et sans doute aussi sur la pérennité de l'interface... Bref, cela va présenter un coût pour l'exploitant et une responsabilité.

Moralité pour les exploitants de transports publics ou les services techniques : prenez les devant et accueillez les développeurs avec des API ouvertes et un contrat de licence adapté ! 

From Bern with Wifi
Originally uploaded by Gary Winterboer

La pratique de la mise en place d'API permettant à des développeurs d'utiliser les informations produites par votre entreprise est un grand classique pour les entreprises technologiques comme Google, Yahoo ou Amazon

BART l'a déjà fait dans le domaine du transport public. Plus récemment le New York Time et le Guardian, l'ont fait dans le domaine de la presse. 
Ces trois initiatives ont été saluées par les observateurs et ont vocation à être rentables pour leurs entreprises. 

Moralité pour les Hackers : essayez d'avoir quelques "amis" sur FaceBook ou "suiveur" sur Twitter qui soient des élus locaux ou régionaux...

Google Gears : en attendant le WiFi dans les trains...

Google Gears est un outil pratique pour les nomades. C'est un projet open source et un produit de Google qui permet d'utiliser son navigateur Internet pour continuer à travailler sur certains sites internet même quand on ne dispose plus de connexion.
Cela fonctionne notamment avec la suite bureautique Google Docs.
Même sans connexion, ou avec une connexion intermittente comme cela arrive dans le train, vous pouvez ouvrir les documents créés avec Google Docs et les modifier. Ils se resynchroniseront dès que vous serez reconnectés... ce n'est certainement pas aussi bien qu'une connexion permanente, mais c'est totalement gratuit et disponible partout dès aujourd'hui....

Pour recevoir les articles de TransID par couriel, inscrivez vous ici.

Web sémantique, microformats et information des voyageurs

Le web sémantique désigne un ensemble de techniques visant à associer plus d'informations, de "sémantiques", aux contenus disponibles sur l'Internet.
En clair, il s'agit de permettre à un moteur de recherche de faire la différence par exemple entre :
L'idée est de permettre des recherches plus "intelligentes" en particulier dans des univers spécifiques comme : les recettes de cuisines, le voyage ou les événements...

Plusieurs technologies concourent au développement du web sémantique. Au moins deux approches sont pragmatiques à court terme :
  • les partenariat pour des recherches spécialisées
  • et les microformats.

Yahoo vient d'annoncer qu'il améliorait son moteur de recherche sur ces deux points.

  1. L'ouverture de sa technologie de recherche à des tiers fournisseurs d'informations spécialisées. J'en avais déjà parlé ici, il y a un an, à propos de Google et du mécanisme des subscribed links. Cela permet, par exemple d'accéder directement aux horaires du prochain Paris Brest, ou au meilleurs tarifs pour un Paris New York et c'est, sans doute, des applications que Yahoo va avoir en "ligne de mire". C'est aussi un des exemples proposés par Wundrbar une startup maline qui propose un outil de recherche intelligent.

  2. La prise en compte, par Yahoo, d'un certain nombre de "formats": hCard, hCalendar, hReview, hAtom, XFN, Dublin Core, Creative Commons, FOAF, GeoRSS, MediaRSS... permet notamment de reconnaitre des informations comme étant relatives à une "carte de visite", un "évènement", un "commentaire", des "relations entre individus" (au sens "ami" sur Facebook par exemple), etc, etc... On peut alors lancer des recherches limitées à un type d'information. Les applications dans l'univers de la mobilité sont encore largement à imaginer, notamment à partir des formats RSS et GeoRSS .
A titre d'exemple voici une petite vidéo sur l'utilisation de flux GeoRSS pour une application de suivi des bus qui montre comment l'information de déplacement du bus est facilement "comprise" par l'application cliente :

SocioCyberSquatteurs pour la SNCF, Keolis... et les autres

Dans le poste précédent, nous avons parlé des questions liées à la confidentialité des "liens sociaux" sur le net.
L'authenticité des profils est aussi une question importante, comme en témoigne la mésaventure de Seth Godin, "gourou" du web2.0 et inventeur de la "longue traine". Son nom est utilisé par un internaute squatter anonyme sur Twitter. 1400 abonnés à ce flux Twitter se sont faits piéger !
Cela ne se limite pas aux individus, SNCF est squattée sur Youtube et blogger, et Keolis a un look rap sur myspace. Pour ne donner qu'un petit échantillon que vous pourrez m'aider à compléter...

Google expose les graphes sociaux...


Le développement des réseaux sociaux, dont on avait parlé ici, redonne un coup de jeune à la notion de "graphe social".

Google propose une nouvelle fonction expérimentale permettant de visualiser le graphe social public d'un profil personnel, c'est à dire l'ensemble des "contacts" et des "amis" ayant un lien avec le premier...

Rien de bien grave puisque seules les informations publiques sont exposées et que les liens doivent être signalés par des "balises" comme XFN and FOAF.
Ceci dit la démo, faite sur le réseau social de Brad Fritzpatrick donne une idée de ce que cela pourrait donner à terme pour chacun d'entre nous.

Les applications de ces technologies sont intéressantes pour les utilisateurs comme pour les entreprises et les marques. Les progrès seront, probablement rapides. La connaissance des mécanismes permettant de gérer les liens sociaux, de les créer, de les publier ou de les protéger, est un investissement nécessaire pour ceux qui souhaitent profiter de ces réseaux. Commençons par suivre les explications de M Fritzpatrick en personne (et en anglais) ci-dessous :

Chers lecteurs

Vous êtes de plus en plus nombreux à vous abonner à Transid par mail. MERCI.
Pour que votre inscription soit bien prise en compte, trois étapes sont nécessaires :

  1. Saisissez votre adresse mail dans le champ ci-dessus, et cliquez sur "valider mon adresse mail",
  2. Une page va s'ouvrir. Elle présente une série de lettres et de chiffres déformés, recopiez les dans le champ prévu à cet effet,
  3. Un mail contenant un lien de confirmation vous sera envoyé. Cliquer sur le lien contenu dans le mail pour valider votre abonnement.
Ces trois étapes ont pour objectif d'empêcher le spam et de vérifier que quelqu'un ne vous inscrit pas à votre insu.

Si vous ne recevez pas de mail de confirmation c'est peut être que :
  • vous avez fait une erreur en saisissant votre mail,
  • le mail de confirmation a été considéré comme un spam. Dans ce cas, ouvrez votre dossier "spam" ou "courrier indésirable" dans outlook et recherchez un message émis par transidee et définissez le comme un émetteur sûr.
Si vous rencontrez d'autres difficultés n'hésitez pas à me contacter (mon adresse mail figure dans la colonne de gauche du blog) ou laissez un commentaire à la suite de cet article. En moyenne, sur cinq nouveaux abonnés, deux ne terminent pas le processus d'inscription...

Portabilité des données : pourquoi ?

Le développement "explosif" des réseaux sociaux n'est pas un phénomène de mode pour ados. Des réseaux comme LinkedIn ou Plaxo attirent un grand nombre de professionnels soucieux de gérer leur carnet d'adresse avec des outils plus efficaces qu'un calepin...

Pour ma part, j'utilise régulièrement GMail, LinkedIn, Del.icio.us, Flickr, Blogger, un peu moins souvent FaceBook, Yahoo... D'autres utilisent Viadeo ou Copains d'avant.

Autant de login et de mots de passe que de sites, autant de profils personnels à mettre à jour, autant de contacts à rassembler...

Comment gérer tout cela ? Comment retrouver vos contacts GMail sur FaceBook ? Comment gérer la confidentialité de ces données ? C'est l'objet de la "portabilité des données" (voir dataportability.org) et d'autres initiatives comme open social, open ID...

On reparlera de ce sujet qui a un impact fort sur la gestion de la relation client pour tous les acteurs économiques, mais en attendant une vidéo vaut mieux qu'un long discours.

DataPortability - Connect, Control, Share, Remix from Smashcut Media on Vimeo.
J'ai parlé de Facebook et de son impact sur les marques SNCF et RATP ici.

Tissus pour le transport public sur Flickr


Comfortably Numb
Originally uploaded by edscoble
C'est la rentrée, vous cherchez une nouvelle garde robe pour vos bus ou votre métro ? Pas de problème, allez sur Flickr pour trouver des idées et observer les tendances.
Pour ceux qui en douteraient encore, voici un exemple, assez concret, de la puissance de Flickr et des réseaux sociaux en général. Il y a même un groupe dédié aux tissus pour le transport public....
Moi qui ne suis pas un fan de "hardware" cela me laisse un peu perplexe, mais si vous allez vois les commentaires laissés par les internautes sur la photo, vous verrez qu'il y a de vrais fans !
Ce qui est certain c'est que l'étendu de ce site en fait maintenant un outil de travail pour illustrer vos présentations et vos documents de travail. Attention toutefois de respecter les droits des auteurs. Ils sont, en général, décrits sous le régime des licences "Creative commons".
Si vous cherchez des photos de bus, vous pouvez en trouver plus de 600 000 sur Flickr, ici. Celles qui font l'objet d'une licence cc ne sont plus que 100 000, ici.

GeoRss : une carte des gares par magie !

Si vous n'utilisez pas encore les flux rss... Il n'est pas trop tard pour bien faire, allez ici ou pour voir à quoi cela sert.

Si vous êtes, déjà, un utilisateur vous apprécierez peut-être ce petit tour de magie à l'usage des internautes amateurs de gares et de photos...

L'adresse : http://api.flickr.com/services/feeds/geo/?tags=gare vous donne accès à un flux rss de photos de gares. Jusque là rien que de très "normal".

Allez sur maps.google.com et collez le flux dans la barre de recherche. Lancez la recherche... Tadaaa !!!

Voila les emplacements des photos sont matérialisés par des punaises qui s'ouvrent quand vous cliquez dessus.


L'astuce est que ce flux ne contient que des photos géo-référencées (c'est à dire avec un couple de coordonnées latitude et longitude) et qui correspondent à la catégorie "gare" sur Flickr.


En fonction de vos centres d'intérêts, vous pouvez faire la même chose avec : les trains, les fleurs, les photos "funny", les éléphants (curieusement peu en afrique !), etc... etc...
C'est amusant et intéressant, avez-vous des idées d'utilisation pour ce type de services ?

Huit idées pour profiter d'un blog

L'objectif de Transid est de partager des informations et des idées avec les passionnés de l'information voyageurs et de l'innovation dans les transports publics. Cette "communauté" est très ciblée, mais vous êtes, néanmoins, de plus en plus nombreux à lire ce blog. Voici quelques suggestions pour créer plus facilement des liens entre nous !
  • Abonnez vous et recevez les articles par mail, en cliquant ici et en suivant les instructions. Attention vous devrez resaisir un code (pour vérifier que vous n'êtes pas un robot) et vous recevrez un mail de confirmation sur lequel il faudra cliquer. Bien entendu, vous pourrez résilier l'abonnement à tout moment.
  • Affichez les derniers titres du blog directement sur votre homepage netvibes ou google en cliquant ci Add to netvibes ou là Add to Google Reader or Homepage,
  • Commentez les articles. N'hésitez pas à utiliser les commentaires pour me faire part de remarques, suggestions, me signaler des erreurs ou des imprécisions.
  • Contactez moi pour proposer des idées d'articles, mon mél se trouve sur transid, en bas à droite.
  • Ecoutez Transid en podcast, la qualité n'est pas toujours parfaite, mais c'est sur VocalFruits.
  • Archivez, annotez et partagez les articles qui vous plaisent, par exemple en vous inscrivant sur blogmarks ou del.icio.us. Vous pouvez aussi regarder les sites qui m'ont plu : ici sur del.icio.us, et sur blogmarks
  • Signalez un article qui vous a intéressé à un ami. Le plus simple est d'utiliser l'icone "enveloppe" à la fin de l'article. Vous pouvez aussi cliquer sur le titre de l'article, une page contenant uniquement cet article va s'ouvrir. Son URL est un "permalien" que vous pouvez copier dans un mail, ou utiliser sur un site, elle renverra à cet article.
  • Faites la promotion de Transid, ce paragraphe est réservé aux vrais fans ! Vous pouvez faire des liens vers Transid ou même adopter une bannière en Copiant et collant le code ci dessous sur votre site :
    Voila l'allure de la bannière obtenue :
    Articles récents sur Transid

Ces suggestions peuvent certainement être utilisées pour d'autres blogs et d'autres communautés en particulier celles dont les webmestres utilisent les services de feedburner, qui facilite la création de ces petits widgets d'affiliation.

Amenez les internautes vers vos lieux de vente en transport public

Que vous gériez des hotels, un restaurant, une GMS ou une boutique, votre objectif est de transformer les internautes qui viennent sur votre site en clients qui fréquentent votre lieu de vente.
Pour leur indiquer le chemin en voiture, vous pouvez utiliser ViaMichelin, Mappy ou GoogleMaps. GoogleMaps propose notamment un mécanisme de permalink attaché à un itinéraire dont nous avions déjà parlé ici.
Pour le chemin en transport public voici un mécanisme qui fonctionne en Ile de France :
Allez sur www.navitia.com,
Recherchez l'itinéraire que vous voulez décrire. Prenons a titre d'exemple l'itinéraire de la gare Saint Lazare au chateau de Versailles.
Attendez d'obtenir votre itinéraire, coupez l'URL de la page de résultat et collez la dans votre traitement de texte préféré.
Pour St Lazare Chateau de Versailles vous obtenez à peu prés :



Dans cette chaine de caractères, suprimez le bloc date/heure, c'est à dire tout ce qui se trouve entre DateTime= et &RegionIndex=1 vous obtenez :



Voila votre permalink transport public


Il ne vous reste plus qu'à inviter vos Internautes à vernir vous rendre visites :
Prochain départ de St Lazare pour le chateau de Versailles ici.
C'est le complément à l'article sur les permalinks promis ici.

Speedlink ou revue de blog

Faire un speedlink c'est publier une liste des blogs qui vous ont marqués comme ici... A quoi ça sert ? Ca permet de rendre la politesse à ceux qui ont eu la gentillesse de faire un lien vers votre blog, ou à encourager d'autres à le faire... Les plus cyniques vous dirons que c'est un moyen d'augmenter votre audience (et ils auront bien raison). C'est en tout cas une pratique courante du web2.0.
Sur Transid je le referai de temps en temps, histoire de signaler les sites, les blogs ou les billets qui m'ont marqué.

Quelques sites et blogs sur le transport

Voici quelques liens autour du transport public, découverts récemment. Allez voir !
  • Multimodal le blog d'Alain Caraco, praticien de la multimodalité,
  • un excellent blog de spécialiste sur la cartographie et les mashups : Renalid, qui parle de NAViTiA,
  • Joel Ronez, pro du web et des blogs, sur son blog Cup of Tea, s'interroge sur l'utilité de nos isochrones,
  • Tizel signe un article sur le renouveau de la Défense, dans un blog personnel, lumineux et aéré, avec beaucoup de commentaires,
  • Pour les anglophones, sur card technology, un billet passionant sur le projet des opérateurs français en matière de billettique nationale interopérable sur portable. Un sujet dont on entend, curieusement, peu parler en France !
  • Encore un journal mobilise ses lecteurs pour la consultation publique sur le RER D,
  • nahverkehrn : un site allemand qui propose un annuaire européen des sites d'information sur le transport public qui mérite un article à lui tout seul !
  • un blog sur les déplacements dans Paris 13 et 14ème,
  • des blogs locaux qui s'intéressent souvent aux transports publics, en banlieue : La tribune de Louvecienne, Mon Dammartin, Alfortville Confluence... ou ailleurs : GreBlog Mon Grenoble,
  • un blog de ligne pas content : caderaille,
  • des blogs de cheminots : Trains et pissenlits, ligne2vie...
Voila, c'est le premier "speedlink" de Transid... Signalez moi d'autres sites soit en commentaire soit sur del.icio.us en m'acceptant dans votre réseau.