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Géolocalisation et annotations dans Twitter

Attention événement important pour l'information des voyageurs ! Twitter (l'outil de micro-blogging dont je vous ai parlé pour la première fois en 2007! et que j'utilise ) a fait des annonces qui ne sont pas anodines.

La première est qu'il y a maintenant plus de cent millions d'utilisateurs de Twitter dans le monde. Même si il y a probablement beaucoup moins d'utilisateurs actifs que d'inscrits, cela démontre que Twitter est en passe de devenir un outil usuel.

La seconde porte sur l'adjonction d'une information (optionnelle) de localisation pour chaque Tweet. Cela se présente comme une simple annotation sous le message (cf l'exemple surligné ci dessous). La précision de la localisation semble pouvoir être réglée (en France, à Paris, 13 rue du 8 mais 1845...).
Cette nouveauté ouvre de nouveaux horizons pour les services s'appuyant sur Twitter : possibilité de rechercher les tweets sur une zone géographique, possibilité de faire des statistiques de présence... La myriade de développeurs et d'applications qui s'appuie sur Twitter va probablement utiliser rapidement ces nouvelles fonctions. 

Enfin, Twitter a annoncé l'ajout prochaines "d'annotations" permettant d'enrichir les messages avec des informations complémentaires. Pour le moment, aucune piste "concrète" n'est donnée quant aux usages possibles de ces annotations. Twitter se dit "ouvert aux idées de la communauté des développeurs" et quelques courageux se sont lancés.

Il y a beaucoup de propositions à faire quant à l'utilisation de ces annotations dans un contexte de mobilité. J'ai quelques idées simples sur le sujet et ferai certainement un post là dessus prochainement. Si vous avez des idées, ou, pourquoi pas des demandes, n'hésitez pas à m'en faire part ! Par exemple sur Twitter ou via la page Facebook de TransID, qui assemble les articles de ce blog et les flux de Twitter.

Twitter coince l'Eurostar...

Vous avez certainement entendu parlé du désastreux WE d'Eurostar qui vient de faire la Une des médias.
Certains épiloguent sur les causes techniques de ces incidents, d'autres plaignent les malheureux passagers, d'autres recherchent des responsables... Pour ma part, je parcours ce qui se dit de cette affaire sur Internet.

Le premier point notable est la résonance de cette crise en ligne, à mon avis sans précédent en particulier sur les médias "sociaux".
Voici une représentation de l'utilisation du "mot clé" eurostar (en rouge) comparé à "copenhagen" en bleu sur twitter :

Un article de Techcrunch Europe, est publié samedi matin sur ce blog qui annonce 15 000 abonnés. Dimanche soir, il a suscité 92 commentaires et a été retwitté 375 fois, ce qui en fait un des articles les plus "populaires" du mois de décembre.

A lire aussi, le premier point fait "à chaud" par "we are social" qui est justement une agence qui conseille Eurostar sur les questions de communication sur les réseaux sociaux. Elle est notamment en charge de la campagne "little break, big différence" dont le positionnement ne répondait pas du tout aux attentes des voyageurs ce samedi.

Il explique ce qui a été fait pendant la crise : synthétiser les questions posées par les internautes et essayer d'y apporter de réponse sur facebook et twitter. Ils ont notamment obtenu un article et une courte vidéo de Richard Brown (PDG d'Eurostar) postée sur YouTube.

Certains commentateurs (ou ici) insistent sur la nécessitée de mettre les médias sociaux au service de l'information voyageurs avant de les mettre au service du marketing de l'offre. Une thèse qui m'est chère... et une occasion de rappeler que le compte twitter de la SNCF attend toujours un titulaire plus légitime que moi. Les choses bougent puisque j'ai récemment répondu à un questionnaire de voyages-sncf.com sur l'intérêt de twitter pour informer les voyageurs.

Layar et Twicsy : navigateurs pour le "Long Here" et le "Big Now"

Layar est une application "Android" qui permet de superposer des couches d'informations complémentaires à la réalité telle qu'on peut la voir à travers l'objectif d'un téléphone portable. Ils viennent de produire une vidéo plus explicite que toutes les explications que je peux donner.


C'est spectaculaire et ce n'est que le début. Google Maps vient, justement de compléter le menu contextuel de ses cartes avec une fonction "Que trouve-t-on à cet endroit ?" C'est le même service "sur une carte" en attendant de le voir apparaitre dans "Street View" un jour peut être.

Cela illustre le concept de "long here" : somme des informations attachées à un lieu et documentant son passé, son présent et parfois son futur prévisible : horaires d'ouverture, prévision de trafic...

Le "long here" est jumeau du "big now" qui englobe toutes les informations produites à un même instant partout dans le monde. Twicsy permet, par exemple, de naviguer dans le big now en recherchant les photos publiées et discutées en temps réel sur Twitter. On y voit, en ce moment, les terribles images des événements d'Iran, qui côtoient les sujets futiles et les photos peoples.

Big Now, Long Here, Layar et Twicsy : les nouveaux visages du réel et les outils qui permettent d'y naviguer.
En matière de transport public, puisque ce blog y est dédié, les applications semblent naturelles et utiles. Le "Long Here" c'est l'information "théorique" et le monde de la planification ; le "Big Now" l'information sur les perturbations et le monde de l'exploitation. Reste à penser et mettre en place les services.

Le transporteur, l'élu... et le hacker !

Voici une petite fable. Elle se joue, aujourd'hui, aux antipodes... mais il est possible qu'elle s'exporte rapidement !

Nick Maher, c'est le Hacker, a réalisé deux applications sur iPhone : TrainView et TripView. Elles permettent, notamment, d'accéder, via son iPhone au tableau "départ arrivée" des trains de RailCorp. Pour se faire, il capture l'information sur le site de RailCorp sans accord.

RailCorp, c'est l'exploitant, a aussitôt porté plainte arguant que les informations lui appartiennent... que le système d'un amateur n'est pas fiable et qu'il est susceptible de donner des informations erronées... Bref, cette application ne correspond pas la "baseline" de RailCorp qui est : sûr, propre et fiable !

Jusqu'ici la fable est classique, elle s'est déjà jouée à Berlin par exemple... 

Nathan Rees, c'est l'homme politique, utilise des moyens de communications modernes, c'est même un utilisateur de twitter. Il a justement "twitté" un avis sur la dispute entre RailCorp et Nick Maher. Cet avis, venant du premier ministre de l'état, et relayé par le ministre des transports a valeur d'injonction...

RailCorp "négocie" un contrat de licence avec le développeur en faisant face à une pression politique et médiatique importante. Il est probable que cette licence ne sera pas limitée à Mick Maher et qu'elle devra être ouverte à d'autres. 
Il est probable que cette licence engage RailCorp sur un niveau minimal de fiabilité du service et sans doute aussi sur la pérennité de l'interface... Bref, cela va présenter un coût pour l'exploitant et une responsabilité.

Moralité pour les exploitants de transports publics ou les services techniques : prenez les devant et accueillez les développeurs avec des API ouvertes et un contrat de licence adapté ! 

From Bern with Wifi
Originally uploaded by Gary Winterboer

La pratique de la mise en place d'API permettant à des développeurs d'utiliser les informations produites par votre entreprise est un grand classique pour les entreprises technologiques comme Google, Yahoo ou Amazon

BART l'a déjà fait dans le domaine du transport public. Plus récemment le New York Time et le Guardian, l'ont fait dans le domaine de la presse. 
Ces trois initiatives ont été saluées par les observateurs et ont vocation à être rentables pour leurs entreprises. 

Moralité pour les Hackers : essayez d'avoir quelques "amis" sur FaceBook ou "suiveur" sur Twitter qui soient des élus locaux ou régionaux...

Guillaume Pepy sur Twitter ?

Un compte nommé guillaumepepy existe depuis quelques jours. Je l'avais raté lors de mon précédent article sur Twitter et les transports, car il n'est actif que depuis 24h00. Vous pouvez consulter les réactions suscitées par cette initiative, elles oscillent entre bienveillance et scepticisme.
En l'absence de communiqué officiel, on doit, effectivement, être prudent car les usurpations d'identité sont communes sur Twitter. J'avais déjà parlé de ce phénomène du cybersquatt des marques de transports sur Transid.
L'absence de toute référence à cette initiative sur le site SNCF me fait penser qu'il s'agit d'un faux compte. Par ailleurs, aucune référence n'est faite à abcdtrains le site d'information en situation perturbée de Transilien. C'est très curieux...
Pour autant, avec 85 "suiveurs" en moins de 20 messages, guillaumepepy, quel qu’il soit, fait un bon score et montre que le besoin est bien là. Il est vrai que la période s'y prête...

Des voyageurs qui twittent les retards des transports !

Si vous vous intéressez aux transports et que vous ne connaissez pas Twitter, je vous propose de faire la connaissance de deux voyageurs qui twittent régulièrement sur leur expérience dans les transports publics : xmoisant (régulier sur Rouen/Paris...) et Bruno91 (Bures sur Yvette/Paris).

Je cherche d'autres "voyageurs qui twittent" si vous en connaissez, signalez-les moi (dans les commentaires de ce post ou sur twitter) !

Evidemment cela n'est pas le seul usage possible de Twitter, certains réseaux publient déjà leur information traffic sur Twitter à l'instar de la MTA. D'autres laissent ce soin à des amateurs à Melbourne ou sur le Transilien avec plus ou moins de régularité ! 

En ce qui me concerne, je twitte principalement lorsque je publie un article ou que je trouve un site intéressant. Vous pouvez me "suivre" ici.

Voila ce qu'on appelle le "microblogging" ou le web temps réel. On en reparlera car c'est un phénomène qui monte, qui monte... Comme l'indique cette courbe mesurant la croissance de l'audience de Twitter et de Friendfeed sur quelques mois de 2007 à 2008. 

La croissance de Twitter utilité pour le Transport ?
J'en profite pour signaler le travail étonnant réalisé par Bruno91 (alias Thomas Rousson ?) qui tient le journal de ses temps de trajets quotidiens et dont le blog mérite le détour. Il publie ses statistiques 2008 et 2009 qui sont bien plus précises que celles de Nicholas Feltron.

Multimap vous guide avec Twitter

A quoi sert Twitter ? Multimap, un leader de la cartographie on-line propose une réponse qui peut vous intéresser !

Twittez :
"closest restaurant to av des champs elysees,paris,fr"

et recevez le message suivant
"1.Carré des Champs Elysées,Avenue des Champs-Elysées,Paris,75008 2.Pavillon Ledoyen,Avenue Dutuit,Paris,75008 3.Les Ambassadeurs,Place de la Concorde,Paris,75008 4.Farnesina,Rue Boissy d’Anglas,Paris,7500″. Il s'agit des restaurants les plus proches, pas nécessairement des moins chers !

Cela marche aussi, mais moins bien, pour les parcs de stationnement, les stations de métro, les gares... Vous pouvez aussi obtenir des itinéraires et des liens vers les cartes. Le mode d'emploi complet est .
C'est l'occasion de reparler de Commuter Feed, qui propose aux voyageurs de signaler les perturbations qu'ils rencontrent. Evidemment ces services ne fonctionnent que lorsque Tweeter fonctionne, ce qui, ces derniers temps ne semble pas toujours être le cas !

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