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7 conseils pour concevoir une app iPhone

A l'heure où chaque "marque" veut créer son "App", cette présentation de Josh Clark explique quelques unes des spécificités de l'exercice.

Cela permet de comprendre combien il est difficile de "régaler" ses utilisateurs et pourquoi la majorité des applications mobiles sont peu utilisées. Je vous en résume ici les points clés et vous suggère d'écouter l'auteur commenter lui même ses transparents (voir la vidéo et les transparents ci dessous).

Cette présentation incite à une certaine prudence quand à la commande d'applications mobiles. Les conseils dispensés par Jsoh ne concernent que l'iPhone à l'exclusion d'autres supports : autres téléphones, ou tablettes de type iPad qui doivent, chacuns, faire l'objet d'un travail spécifique. Ce thème rejoint deux articles précédents : "WebApp ou Native App : comment informer vos voyageurs" et "Vos transports publics sont ils plutôt apps ou plateforme ?".
Chaque téléphone mobile embarque de nombreuses applications spécialisées qui luttent pour l'attention d'utilisateurs en mouvement. Votre application doit proposer des fonctions optimisées pour un usage mobile et qui la rendent digne de l'attention des utilisateurs. Elle doit être "tapworthy" c'est à dire "digne d'être tapotée".

Les utilisateurs d'applications mobiles peuvent avoir 3 attributs :
  • Pressés : les fonctions "essentielles" doivent être aisèment accessibles sur chaque écran de l'application (deux exemples : créer une nouvelle action dans une app de "todo list" et le bouton "Check In" de Foursquare.
  • Locaux : l'utilisation des nombreux capteurs peut faciliter la vie de l'utilisateur en prenant en compte son contexte d'utilisation. Le GPS est un exemple évident avec ou sans carte (Shopper), mais il en existe d'autres avec le son (SoundCurtain) ou l'appareil photo.
  • Désoeuvrés : l'application doit être amusante à utiliser et inviter l'utilisateur désoeuvré à la découverte de fonctions avancées qui seront masquées pour un usage en mode "pressés".

L'auteur rentre ensuite dans des considérations précises liées à l'ergonomie de l'objet.
  • Il définit ainsi une "zone de prédilection" dans laquelle il est aisé de cliquer (le quart sud ouest de l'écran pour un droitier) et qui doit contenir les "commandes principales". 
  • Il insiste sur la nécessité de distinguer les zones de "commandes" (en bas) des zones de "visualisation" (en haut) comme sur la plupart des objets classiques. Ainsi l'écran d'un pése personne reste visible quand on est dessus.... 
  • La taille des boutons doit être optimisée (44 points) et les boutons ne doivent pas être trop proches.
  • Il faut éviter que l'utilisateur ait à "scroller" pour accéder aux fonctions importantes.
Pour concilier ces exigences contradictoires, il faut itérer et optimiser en permanence son design. L'utilisation intensive de modèles en papier est utile au démarrage, puis des maquettes fonctionant sur le terminal lui même doivent être privilégiées.

Vos transports publics sont ils plutôt App ou Plateforme ?

Beaucoup d'entreprises créent des "apps" compatibles avec les principales plateformes utilisées par leur clients. Récemment la RATP a, par exemple, annoncé la déclinaison de "ma RATP dans ma poche" sur iPad, Nokia et Android. C'est, évidemment, une excellente nouvelle pour les voyageurs parisiens.

D'autres entreprises adoptent clairement une stratégie de plateforme et cherchent à attirer les programmeurs et les éditeurs pour créer les applications qui en feront le succès. C'est,bien sûr le cas d'Apple, mais aussi celui de FaceBook, de Google et de Twitter... Samsung vient d'annoncer un super concours pour promouvoir son OS Bada (via services mobiles)...

De son côté Microsoft fait de "Bing Maps", son service de cartographie interactive, une véritable plateforme cartographique sur laquelle les entreprises sont invitées à venir déposer leurs "mapp apps" comme le montre la copie d'écran ci-dessous (disponible pour Bing Maps US uniquement pour l'instant).

Si on en croit la vidéo ci-dessous, pagesjaunes ne devrait pas être en reste :


Les exploitants et les autorités de transport public de taille modeste auront sans doute plus de mal à assurer la déclinaison, puis la maintenance de leurs "apps" d'information des voyageurs sur un nombre croissant de plateformes.

Quelles stratégie adopter ?

A première vue, il est plus couteux d'être une "plateforme" puisqu'il faut commencer par proposer un service suffisamment attractif pour attirer les réalisateurs d'applications et les convaincre d'investir pour utiliser votre plateforme.

A la réflexion, l'ouverture des données est une forme de "stratégie de plateforme". En publiant ses données d'offre, l'exploitant de transport public a toutes les chances de profiter des investissements et des efforts de tiers qui mettront l'offre de transport public en valeur. Avec un dispositif adapté de licence et de mise à jour, l'exploitant et l'autorité gardent un lien avec les développeurs et un contrôle suffisant.

Conclusion : si vous ne pouvez vous payer des apps... devenez plateforme !

Savez-vous que vous pouvez suivre Transid par mail, sur FaceBook, sur Twitter ou sur un lecteur de flux rss de votre choix ?

WebApp vs NativeApp : comment informer les voyageurs sur mobile ?

Deux familles de solutions existent pour diffuser des services sur les "smartphones" :
  • une application développée spécifiquement pour un type de téléphone : iPhone, Android, Nokia, BlackBerry, Windows Mobile,  etc... Cette approche correspond aux "Native apps" qui sont installées sur le téléphone, soit par le constructeurs, soit par l'utilisateur via l'iStore pour Apple par exemple. 
  • un site internet adapté à une utilisation sur un navigateur mobile. Cette approche correspond aux "web apps".
Voici quelques exemples dans les transports publics sont (sans viser l'exhaustivité) : Ma RATP dans la poche existe en web app ici, alors que RATP Premium (et lite) est une Native App disponible sur l'iStore ici. Transilien.mobi est une web app comme http://www.transpole.mobi mais le compagnon de voyages-sncf.com est une native app pour Android et en son temps, Mobiville était une Native App Windows Mobile...

Quelle solution privilégier pour l'information des voyageurs ? Le web regorge d'excellents articles analysant les forces et faiblesses des deux approches. 

Pour faire très simple, les Native Apps permettent de tirer parti de toutes les fonctionnalités du téléphone. Elles permettent de gérer les capteurs et périphériques du téléphone : GPS, accéléromètre, capteur de luminosité, appareil photo, bluetooth... 

En revanche, la Native App est dépendante du système d'exploitation du téléphone. Une application iPhone ne fonctionne pas sur Android, ni sur Nokia, ni sur BlackBerry... Au sein d'une même marque de terminaux, des différences de version de l'OS peuvent persister. Mon HTC Hero est, par exemple, toujours en version 1.5 d'Android. Or la version "courante" est la 2.1. Je n'ai donc pas accès aux applications les plus récentes et cela est extrêmement frustrant ! On parle de fragmentation des OS pour décrire ce phénomène. Pour les développeurs d'application, cette fragmentation des OS, si elle n'a rien à voir avec une quelconque fracture,  reste un véritable casse tête et une source de coûts.

Les Web Apps sont plus simples, mais plus universelles. Un seul site correctement optimisé permet une utilisation sur un grand nombre de mobiles. Par ailleurs, les navigateurs s'améliorent et les navigateurs de nouvelle génération intègrent des fonctions jusqu'ici réservées aux Native Apps. C'est notamment le cas de la localisation qui est maintenant accessible directement dans le navigateur (par exemple sous Chrome, ou Mozilla).

En ce qui concerne l'information des voyageurs nous nous trouvons, en général, dans le contexte suivant :
  • la cible est généraliste, on vise un public large sans se limiter à un type de terminal particulier, ni à des utilisateurs technophiles (même si on s'adresse, quand même, à des possesseurs de smartphones),
  • le modèle économique (l'information voyageurs est en général diffusée gratuitement), fait que la pression sur les coûts de l'application est importante. On cherchera, donc, à en limiter le nombre de versions.
  • les fonctions doivent rester "simples" et le mode d'emploi doit être immédiat même pour un mobinaute débutant...
Dans ce contexte, une simple WebApp me semble parfaitement indiquée.

Les périphériques NFC qui se généraliseront (?) sur nos mobiles; nécessiteront, au moins initialement ,une gestion via une Native App. Les Native Apps resteront, donc, probablement indispensables pour les applications de billettique dans les transports publics. 

Bref, la mise en place d'une web app pour l'information semble une nécessité. Rien n'empêche les plus perfectionnistes de réaliser, ensuite, une Native App optimisée pour tel ou tel terminal et telle ou telle fonctions complémentaires.

Réalité virtuelle sur Métro Paris

Métro Paris, dont nous avions parlé il y a déjà un an, innove avec une nouvelle version intégrant notamment une spectaculaire fonction de réalité augmentée similaire à celle dont nous avions parlé pour le tube de Londres. Les commentaires sur la nouvelle version sont bien meilleurs que sur la précédente, notamment pour ce qui concerne la fonction réalité augmentée qui semble ravir les utilisateurs. A 0,79€ elle n'est pas chère alors pourquoi ne pas l'essayer vous mêmes ?

Paris en 3D sur votre mobile avec Newscape Technology

Je termine mes vacances en Bretagne et prépare mon retour à Paris :-(
Quoi de mieux pour se préparer à retrouver les charmes de la capitale que cette superbe démonstration de cartographie 3D sur iPhone :



C'est spectaculaire et réalisé par Newscape Technology une PME de Lannion ! Ils ont même un article dans Ouest France et une autre dans le Télégramme !

D'après le site mobile 3D City d'autres capitales doivent être intégrées prochainement... Cela s'achète ici (si vous avez un iPhone). D'autres OS mobiles devraient aussi être ajoutés : Android, Windows et Symbian.

Quelques remarques et questions complémentaires :
  • C'est une vraie "application" (native app) pas un simple "site web mobile" (web app). En l'espèce c'est justifié puisque les fonctions de navigation : zoom, rotation... sont propres aux applications et difficile à porter sur un "site mobile",
  • Newscape (apparement un "consortium" auquel participe Newscape) semble commercialiser une application. La technologie sera-t-elle accessible à des tiers ?
  • D'où vient le contenu et comment va t il s'enrichir ? L'information transport public est elle envisagée ?
Si vous avez des idées ou des réponses, commentez !

Une application pour entrer vite dans le métro

Avant de sortir du métro, encore faut-il y entrer... C'est l'objectif de cette application (apparement non encore distribuée) qui permet de repérer les stations de métro les plus proches à Londres. Voila la réalité augmentée "façon Layar" mise à profit pour les transports publics.... C'est une réalisation d'acrossair qui se spécialise dans le développement d'applications pour l'iPhone.




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Via services mobiles

Une application pour sortir plus vite du métro

Pressé de sortir du métro de New york ? Exitstrategy propose une application qui permet de choisir la voiture dont les portes s'ouvriront le plus prés de la sortie dans votre station de métro de destination... Elle ne fonctionne, pour le moment, que dans dans le métro de New York, mais elle pourrait, sans doute, faire des petits. L'idée avait déjà été explorée pour le métro de Toronto, mais sans iPhone et elle est aussi annoncée par Navitime à partir de l'offre Discover Cities de Navteq... A mon avis ce genre d'application va rester le fait de développeurs indépendants. Les exploitants de transports publics, eux, ont plutôt intérêt à ce que les voyageurs se répartissent de façon homogène dans toute la rame !


Si vous voulez entrer dans le métro de Londres avant de sortir de celui de NYC, lisez l'article précédent.
Via Cityroom et services mobiles.

Le transporteur, l'élu... et le hacker !

Voici une petite fable. Elle se joue, aujourd'hui, aux antipodes... mais il est possible qu'elle s'exporte rapidement !

Nick Maher, c'est le Hacker, a réalisé deux applications sur iPhone : TrainView et TripView. Elles permettent, notamment, d'accéder, via son iPhone au tableau "départ arrivée" des trains de RailCorp. Pour se faire, il capture l'information sur le site de RailCorp sans accord.

RailCorp, c'est l'exploitant, a aussitôt porté plainte arguant que les informations lui appartiennent... que le système d'un amateur n'est pas fiable et qu'il est susceptible de donner des informations erronées... Bref, cette application ne correspond pas la "baseline" de RailCorp qui est : sûr, propre et fiable !

Jusqu'ici la fable est classique, elle s'est déjà jouée à Berlin par exemple... 

Nathan Rees, c'est l'homme politique, utilise des moyens de communications modernes, c'est même un utilisateur de twitter. Il a justement "twitté" un avis sur la dispute entre RailCorp et Nick Maher. Cet avis, venant du premier ministre de l'état, et relayé par le ministre des transports a valeur d'injonction...

RailCorp "négocie" un contrat de licence avec le développeur en faisant face à une pression politique et médiatique importante. Il est probable que cette licence ne sera pas limitée à Mick Maher et qu'elle devra être ouverte à d'autres. 
Il est probable que cette licence engage RailCorp sur un niveau minimal de fiabilité du service et sans doute aussi sur la pérennité de l'interface... Bref, cela va présenter un coût pour l'exploitant et une responsabilité.

Moralité pour les exploitants de transports publics ou les services techniques : prenez les devant et accueillez les développeurs avec des API ouvertes et un contrat de licence adapté ! 

From Bern with Wifi
Originally uploaded by Gary Winterboer

La pratique de la mise en place d'API permettant à des développeurs d'utiliser les informations produites par votre entreprise est un grand classique pour les entreprises technologiques comme Google, Yahoo ou Amazon

BART l'a déjà fait dans le domaine du transport public. Plus récemment le New York Time et le Guardian, l'ont fait dans le domaine de la presse. 
Ces trois initiatives ont été saluées par les observateurs et ont vocation à être rentables pour leurs entreprises. 

Moralité pour les Hackers : essayez d'avoir quelques "amis" sur FaceBook ou "suiveur" sur Twitter qui soient des élus locaux ou régionaux...

Francilisy ferme son métro de Paris sur iPhone

Francilisy était une application d'information et de calcul d'itinéraire sur iPhone pour le métro parisien. Certains la trouvait excellente ici et . Je dis étais car elle est "retirée à la demande de la RATP". Il semble qu'elle utilisait le calcul d'itinéraire de la RATP et que celle ci ne souhaite pas sponsoriser le créateur de Francilisy, c'est en tout cas ce qu'en dit iPhoniacs.

L'affaire Francilisy rappelle par ailleurs celle de Berlin, qu'on avait évoqué sur Transid. Pour ma part, je peux comprendre la RATP. 

Les web services, qui permettent un calcul d'itinéraire de qualité, ont un coût de production. Leur mise à disposition à des tiers dans le cadre d'une activité commerciale, sans contre partie ni limitation n'est peut être pas viable pour la RATP ! 

Apps for Democracy ouvre les données publiques

Apps for democracy est une initiative du Chief Technology Officer du District of Columbia à Washington. Il s'agit d'un concours pour la meilleure innovation utilisant les données publiques du District. Il est doté de $20 000.
  • Les applications innovantes candidates sont présentées ici,
  • données publiques ouvertesLe catalogue des données et des web services publiés par le District est . Il en existe une trentaine : flux rss, données KML, Esri ou excel ou véritable web service.  Elles couvrent la sécurité, l'équipement, lespermis de construire... Une initiative plutôt rare, vraiment intéressante et qui se généralisera certainement dans les années qui viennent. 
Le projet britanique : "show us the way", dont nous avions parlé, vient de publier les lauréats d'un concours, national cette fois, qui vise le même objectif. 
Au total, ces projets, certainement intéressants, ne se substituent pas aux applications officielles qui restent légitimes...

Pendant ce temps, le métro de Berlin veut faire respecter les droits d'auteur en essayant de faire interdir une application iPhone pemettant d'accéder à la carte et aux horaires du réseau, l'événement est notamment couvert ici, et . Pour l'instant, le débat reste très partisant, voir par exemple les commentaires de l'article de Wired, et un océan d'incompréhension semble séparer les points de vue.

L'accès aux données publiques reste un sujet d'actualité qui concerne l'ensemble des échelons administratifs. Les autorités organisatrices de transport doivent s'y préparer. 

ParisMetro &TubeParis : les transports publics sur l'iPhone

De nombreuses applications relatives aux transports publics sont disponibles sur l'iPhone AppStore... NextBus notamment propose une application diffusant les temps d'attente des bus dans plusieurs grandes viles américaines. Une particularité amusante : si votre ville n'est pas référencée, NextBus fournit directement le mail du patron de l'autorité organisatrice et vous suggère de lui faire part directement de votre insatisfaction !

Paris Métro iPhone
Plus proche de nous, deux applications fonctionnent sur Paris. Je n'ai pas encore pu essayer faute d'iPhone ! Si vous l'avez fait, n'hésitez pas à en parler dans les commentaires.


Paris Métro coûte 3,99€ et présente principalement un plan du métro et une liste des lignes.
Les commentaires des utilisateurs sont... mitigés. Paris Métro est dans la catégorie "Voyages".
Le plan ressemble à celui de la RATP. Celle ci ne semble pas interdire l'usage commercial de son plan, mais demande à ce que les projets fassent l'objet d'une demande formalisée.


Tube Paris iPhone
Tube Paris est une application en anglais due à Visual IT qui l'a déjà déclinée sur plusieurs capitales. Elle coûte 7,99€ et propose du calcul d'itinéraire en métro. Tube Paris est dans la catégorie Navigation. Les commentaires sont enthousiastes.


Curieusement, ces deux applications n'appartiennent pas à la même catégorie dans l'iStore. Malgré leurs prix relativement élevés, elles sont, toutes les deux parmi les applications les plus populaires dans leur catégorie respective.

Cela témoigne, probablement, d'une attente importante des voyageurs en dépit de l'existence des sites mobiles côté RATP et Transilien.

Rappelons qu'il existe aussi une simple mapplet Google Maps du métro parisien ici, et que www.navitia.com fonctionne aussi sur l'iPhone (lentement il est vrai !).