Savez vous ce qu’est le cloud computing ?

Le Cloud Computing, est la tendance technologique clés pour 2010 d’après Gartner. J’ai créé Canal TP, (en 2001 !), sur l’idée que la fourniture de « services hébergés » répondait aux besoins du transport public en général et de l’information voyageurs en particulier…. C’est l’occasion de faire un petit point sur ces concepts !

(crédit Gartner)

L’idée générale est de s’appuyer sur internet (cloud) pour s’affranchir de l’infrastructure de calcul : serveurs et autres bases de données nécessaires au traitement de l’information (computing).

Chacun accède au « cloud computing » en consultant une carte et des photos aériennes sur des services comme Mappy ou Google Maps. Nul besoin, pour l’utilisateur, de se préoccuper des serveurs nécessaires pour stocker et offrir à des millions d’internaute les énormes quantités de données utiles à la production de toutes ces cartes. Ces serveurs sont « dans le nuage ».

De la même façon les utilisateurs de mail type : hotmail, gmail, laposte… stockent leurs messages « dans le nuage » et non sur leur disque dur de leur PC. Les avantages sont bien compris par les Internautes en général et les voyageurs en particulier : les services sont accessibles à partir de n'importe quel PC (ou mobile) connecté, ils sont fiables, ergonomiques, peu couteux...

Ces avantages sont, aujourd'hui, de plus en plus à porté des entreprises et de leur salariés. Salesforce.com propose par exemple un ensemble d’applications de gestion accessible via Internet pour les entreprises, petites ou grosses qui ne souhaitent disposer d’un service sans s’encombrer de l’infrastructure technique, ni des logiciels correspondants ni des compétences nécessaires pour les gérer. On parle alors de SaaS pour Software as a Service.

Les développeurs de logiciels spécifiques se concentrent, naturellement, sur les fonctionnalités, l’ergonomie et les performances de leur application. Lorsque le succès est au rendez vous, des adaptations quantitatives des infrastructures pour servir un nombre d’utilisateurs fluctuant, peuvent être problématiques.
Souvenez-vous par exemple des débuts catastrophiques du « géoportail » et comparez avec l'histoire de BuddyPoke, une société de deux personnes qui sert prés de 20 millions d'utilisateurs... Des dispositifs comme ECC (Elastic Cloud Computing) proposé par Amazon, Azur proposé par Microsoft ou Google App Engine proposent un accès à des infrastructures adaptables (ou scalables en franglais). On parle alors IaaS : Infrastructure as a Service ou de PaaS  : Plateforms as a Service.

SaaS, IaaS et PaaS permettent un partage flexible des services d’information entre partenaires. Fournisseurs, distributeurs, co-traitants peuvent intégrer leur processus et partager les données avec des outils communs. Chacun assume néanmoins ses coûts et contrôle ses données.

Pour le Transport Public et l’Information des voyageurs :

  • La gestion des pics d’audience nécessite une grande capacité d’adaptation des infrastructures, qui n’est pas toujours à la portée de structures décentralisées aux moyens parfois modestes.
  • L’intermodalité et l'information multimodale nécessitent une coopération entre autorités organisatrices puis entre exploitants. Dans le respect des prérogatives de chacun, l'utilisation d’outils commonalisables accessibles sur Internet, facilite naturellement cette coopération.
  • Enfin, la réduction de l’empreinte carbone des infrastructures informatiques liée à leur mutualisation, chacun ne consommant que ce dont il a besoin, au moment où il en a besoin, est conforme aux objectifs du transport public. Certains parlent de « green IT ».

Le Cloud Computing et ses déclinaisons : IaaS, PaaS, SaaS proposent des solutions très attractives pour le traitement de l'information transport public. Il serait naïf de ne considérer que les apports de ces techniques sans dire un mot des contraintes, notamment en matière de confidentialité et de disponibilité. Si cela vous intéresse j’y consacrerai un article ad hoc.

L'avenir de votre téléphone portable... ou un oeil contre une caméra...

Voici une présentation sur l'avenir des interfaces entre le corps et le virtuel...
Elle est commence gentiment en évoquant la place du mobile qui devient une fenêtre sur le monde. Elle illustre l'enchevêtrement croissant de nos vies réelles et virtuelles puis se centre sur les évolutions des interfaces : tables tactiles, interfaces haptiques, réalité augmentée... A partir de la page 39 elle devient inquiétante et pose une question horrible : donneriez vous un oeil pour une camera ?
La réalité augmentée nous conduit elle inexorablement vers un "corps augmenté" ?
Extrême ? voire... Si vous avez déjà perdu votre téléphone portable, n'avez vous pas ressenti comme une diminution quasi physique de vos capacités ? Vous, peut-être pas, mais qu'en sera-t-il de nos ados qui s'accrochent à leur téléphone et envoient parfois plus de 100 sms par jour ?

Gares en mouvement et réalité augmentée en gare de Lyon

J'ai plusieurs métros de retard sur cette affaire puisque la borne dont je vous parle existe depuis...plusieurs mois ! Il s'agit d'une borne en libre service. L'écran tourne et permet de visualiser une direction particulière dans la gare et de l'enrichir avec de l'information pour les voyageurs.
Quelques photos vallent mieux qu'un long discours :
Voici une vue d'ensemble (à faire pivoter de 90°...) :
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Et un zoom sur l'écran :
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Une initiative de Gares en mouvement qui semble être passée un peu inaperçu sur le web... Je n'ai trouvé qu'un article sur la-realite-augmentee.fr. Le procédé semble être le fait de http://www.directivision.com/ qui semble avoir d'autres références dans le domaine des musées.