Visualisation des heures de pointes du métro de Londres

Transport for London, (TfL pour les intimes), propose un ensemble très complet de données ouvertes. On peut notamment accéder à des données de trafic et plus précisément aux nombres de voyageurs entrant et sortant des principales stations londoniennes...

Je me suis (rapidement) amusé avec un échantillon de données de 2009 disponible en ligne, et je vous propose quelques visualisations.

Tout d'abord une visualisation du nombre total de voyageurs dans toutes les stations proposées (une cinquantaine en tout). La courbe est classiquement constituée de deux bosses, les pics étant vers 8 heures le matin et 17.30 le soir. On remarque aussi que Londres est plus fréquenté le soir que le matin !
La même courbe, sans le total permet de se faire une idée de la distribution du trafic dans les différentes gares...  Visiblement toutes les gares ne sont pas équivalentes, et celles qui sont les plus chargées en soirée ne le sont pas forcément en matinée....



Enfin, je vous propose les mêmes données dans une représentation de type "radar"... L'heure se lit comme sur une horloge dont le cadran ferait 24 heures et non 12 !! Il est donc 6.00 AM à "et quart", 12.00 à "la demie", 18.00 à "moins le quart"... 
Je la trouve intéressante car elle montre à quel point le métro est "vide" presque tout le temps ! Cela ouvre une réflexion sur le coût des heures de pointes qui dimensionnent nos infrastructures... Et pourtant, TfL a déjà adopté une tarification heure creuse qui incite les voyageurs à éviter les pointes du matin et du soir. Tous ces gens se déplaceraient ils uniquement pour être nombreux aux mêmes endroits et en même temps ? Sommes nous prêts à payer pour être serrés ? Oui, probablement répond ce graphique !


Je ne suis pas le seul à avoir "joué" avec ces données, Dan Paul Smith les a chargées sur Cognos, mais on peut aussi se plonger un peu plus profondément dans cet "océan de données" avec Frumin (de l'excellent Frumination) qui propose un article plus complet sur l'exploitation des données de validation de TfL ici, avec une présentation en pdf

Et vous, que feriez vous de ces données ?

Bing montre la voie avec les plans des (aéro)gares

Alors que je commençais à désespérer du manque d'avancée dans la cartographie in door, voici que Bing propose une belle innovation : les plans des principaux aéroports et plus précisement des aérogares.

Ils sont disponibles à la fois sur Bing Maps et sur Bing "flight status" un service qui vous renseigne sur l'heure d'arrivée de votre avion lorsque vous tapez le numéro de vol dans le champ de recherche. Exemple flight status on Bing CO 1665 (version américaine du site)... Pratique non ?

La question des "étages" qui jusqu'ici n'était traitée sur aucune des solutions de cartographie "on line" est résolue grâce à un simple menu en haut de l'écran. Cette fonction est aussi indispensable pour la plupart des gares notamment lorsque les quais ne sont pas au même niveau que les routes.


Une fonction manque (pour le moment) celle du "calcul d'itinéraire" qui indiquerait comment aller à l'aéroport, se garer, rejoindre l'aérogare, puis le bon terminal... Mais, les plans numériques étant disponibles on peut penser que cette fonction viendra...

La présence croissante des grands acteurs de l'internet dans le domaine de l'information tourisme et transport en inquiète plus d'un... Pourquoi ne pas lancer un projet de cartographie numériques des gares sans attendre Google ou Bing ? Il existe de nombreuses solutions.  Certes, toutes ne sont pas économiquement viables à l'échelle des 3000 gares françaises.

Pour ma part, je préconise une réalisation ouverte, sur une base OSM, avec un site spécifique (et un web service) permettant la visualisation des étages. Les "mappers" d'OSM pourraient réaliser les plans des gares qui les intéressent... A l'instar, par exemple de ce qui est fait ici ou .

L'annonce officielle de Bing est ici.

De Condate à Rennes : de l'impact de la gare sur la ville !

Réalisé par la Ville de Rennes en partenariat avec Archividéo et InterAtlas, le site De Condate à Rennes permet aux internautes de découvrir les évolutions de la ville de Rennes du XVIIIème à nos jours.


Le site vaut le détour, mais ce qui m'a particulièrement frappé, c'est l'impact de la gare sur le développement de la ville au cours des années.


Ainsi au XVIIème : pas de gare... Normal, me direz vous ! La ville se développe principalement au nord de la Vilaine.


Au XIXème, la gare apparaît, bien au sud de la ville, au milieu des champs, et du patatoïde rouge dû à ma main tremblotante d'émotion à l'évocation de l'arrivée du train au Far West... 



Voila ce que donne le zoom à la même époque : de ville point ! mais des champs...




Dès la première moitié du XXème, l'agglomération englobe la gare, 


Et aujourd'hui, elle semble être presque le centre de la ville, dorénavant délimitée par une rocade !


Cela n'est pas surprenant, et on m'avait déjà expliqué que ce phénomène, partagé par un grand nombre de villes et de gares. Certains imaginent d'ailleurs un financement des infrastructures par les plus-values immobilières suscitées par la création de gares. Mais entre connaître le principe et le constater sur les plans d'une ville familière, il y a une différence ! 


C'est cette différence qui fait de "de Condate à Rennes" un outil permettant "d'engager" les citoyens à réfléchir à l'avenir de la ville. C'est ce qui est rapidement expliqué dans cette sympathique vidéo, qui, au passage, présente une autre facette du projet : son utilisation via une interface "gestuelle" grâce à un Kinect... Magique ? 

Forward to the past, voyager dans le temps et... par innovcity



Comment ne pas conclure sur un coup de chapeau, aux rennais et aux bretons, qui, je le rappelle une fois de plus, sont les pionniers de l'ouverture des données du transport public en France. Mersi bras et Kenavo !